Le Parti indépendantiste considère les gaz de schiste du Québec comme étant une ressource énergétique stratégique devant être nationalisée par l'État québécois afin de servir les intérêts supérieurs de notre Nation. Au 21e siècle, à l'ère de la raréfaction accélérée du pétrole, les nations qui ne contrôleront pas leurs ressources énergétiques s'affaibliront et s'appauvriront au profit de multinationales et de conglomérats transnationaux dont l'objectif n'est que d'enrichir leurs actionnaires multimillionnaires et milliardaires. Pour le P.I., l'exploitation des gaz de schiste ne doit pas servir à enrichir André Caillé, la famille Desmarais et des actionnaires étrangers, mais l'ensemble de notre Nation. Ce sont nos gaz, à nous d'en profiter nationalement.
Encore une fois, le gouvernement antinational libéral Charest place les intérêts privés de ses petits copains et des copains de ses petits copains au-dessus de nos intérêts nationaux. En bon mondialiste néolibéral, Charest réaffirme sa volonté de briser la tradition québécoise depuis le fameux «Maîtres chez nous» de Jean Lesage ayant mené à la nationalisation de l'électricité et à notre enrichissement collectif grâce à Hydro-Québec. Pour lui, l'État n'a d'autre rôle que celui d'enrichir les puissants au détriment du niveau de vie et de la qualité de vie des citoyens ordinaires et de la prospérité nationale. L'exploitation par le privé de nos gaz de schiste s'inscrit parfaitement dans la lignée de l'exploitation privée, majoritairement contrôlée par des intérêts étrangers, de l'industrie éolienne et bientôt celle du pétrole se trouvant au large des Îles-de-la-Madeleine.
Le Parti indépendantiste exige donc qu'un moratoire sur l'exploration et l'exploitation de ces gaz de schiste soit proclamé afin d'empêcher les mondialistes néolibéraux de nous voler. Pour le moment, en valeur marchande d'aujourd'hui, l'enjeu se chiffre à 50 milliards de dollars. Quant à notre pétrole, les réserves sont évaluées à quelques 2 milliards de barils, soit 150 milliards de dollars au prix du marché actuel. À 100$ le baril, on parle de 200 milliards de dollars et à 200$ le baril, basé sur les prédictions des experts sur un horizon de 10 à 15 ans, on parle de 400 milliards de dollars. Ce n'est pas rien! Cet argent ne doit pas servir à engraisser les mondialistes, mais servir au développement de notre Nation. Pour le P.I., l'État du Québec doit donc assurer le contrôle national de toutes nos ressources énergétiques stratégiques (gaz, pétrole, hydroélectricité, éolien, etc.). Il en va de notre sécurité énergétique et de notre indépendance énergétique à long terme.
En plus de réduire notre dépendance aux hydrocarbures étrangers, la nationalisation des gaz de schiste et leur exploitation par l'État permettrait non seulement d'enrichir la Nation, mais assurerait de meilleures garanties quant à la gestion du risque environnemental inhérent à ce type d'industrie. L'exemple récent de la catastrophe dans le Golfe du Mexique causée par l'explosion d'une plateforme pétrolière de BP doit nous éclairer à ce sujet. Nous devons bien comprendre que l'incitatif de rendement à court terme prend le dessus sur la gestion des risques environnementaux lorsqu'il s'agit d'entreprise privée, surtout lorsqu'elles sont cotées en bourse.
Pour le Parti indépendantiste, l'exploitation des hydrocarbures, le développement durable et la protection de l'environnement sont compatibles en autant que ces hydrocarbures soient nationalisés et que leur exploitation relève de l'État, seul apte à définir une politique énergétique à long terme respectant les principes du développement durable.
En cette matière, un modèle existe déjà: la Norvège. La nationalisation des hydrocarbures norvégiens et leur exploitation sous contrôle étatique grâce à la création de Statoil en 1972 ont permis à la Norvège d'accélérer son développement et de devenir l'un des pays les plus riches de la planète tout en devenant un champion du développement durable, de rencontrer les objectifs de Kyoto et d'améliorer la qualité de vie de ses citoyens à un point tel qu'elle se classe parmi les meilleurs au monde à ce chapitre. Ce n'est qu'en 2001 que l'État norvégien a permis la participation du privé dans le capital-actions de Statoil tout en s'assurant de demeurer l'actionnaire majoritaire de l'entreprise. Aujourd'hui, Statoil est contrôlé à 67% par l'État. Ce contrôle national de l'industrie des hydrocarbures norvégiens a permis à l'État de constituer un fonds souverain dont la valeur actuelle dépasse les 400 milliards de dollars. Ce fonds sert notamment à garantir les retraites futures et la pérennité des services publics norvégiens, en plus de préparer la Norvège à l'ère du post-pétrole.
Le Québec aurait avantage à s'inspirer de la Norvège. C'est pourquoi le Parti indépendantiste propose la nationalisation des gaz de schiste et du pétrole, ainsi que la création de Pétro-Québec, entreprise entièrement contrôlée par l'État du Québec, dont le mandat consistera à procéder à l'exploration, l'exploitation, la distribution et la vente de nos hydrocarbures et de leurs dérivés, sur les marchés national et international. Ainsi, notre Nation pourra s'enrichir en réduisant sa dépendance au hydrocarbures étrangers, ce qui affecte négativement la balance commerciale du Québec à hauteur de 16 milliards de dollars par année, favoriser le développement de grands projets structurants comme la construction d'un TGV entre Montréal et Québec et d'un réseau de chemins de fer électrifiés haute-vitesse servant au transport de personnes et de marchandises reliant les villes-centres des diverses régions du Québec, ce qui réduirait les GES émis par le secteur du transport québécois actuellement responsable de 40% du total des émissions québécoises, et financer les rentes futures des citoyens.
Enfin, imaginez maintenant le Québec devenu indépendant. Imaginez ce pays qui en plus de contrôler et exploiter nationalement ses hydrocarbures, ne se contentant pas des maigres recettes fiscales provenant de cette industrie si elle était privatisée, garde les 50 milliards de dollars versés annuellement en impôts et taxes à Ottawa, contrôle la voie maritime du St-Laurent, nationalise son eau, nationalise l'éolien pour en donner le contrôle à Hydro-Québec, contrôle nationalement ses mines et forêts en les nationalisant totalement ou partiellement, et se prépare à l'ère post-pétrole en développant massivement la géothermie, le solaire et l'énergie marémotrice, ainsi que les véhicules électriques. Ce pays, le nôtre, serait alors l'un des plus prospères de la planète, et ce, pour le plus grand bénéfice de sa Nation dont la classe moyenne pourrait enfin bénéficier d'une réelle diminution de son fardeau fiscal. L'on voit bien que non seulement notre indépendance nationale est nécessaire afin de garantir la pérennité de notre langue, de notre culture et de notre identité nationale, mais qu'elle nous permettra de nous enrichir collectivement afin d'améliorer notre niveau de vie et notre qualité de vie. Nous serons enfin véritablement «Maîtres chez nous»!
Une Nation libre, forte, prospère, fière et glorieuse, voilà ce que propose le P.I.
Éric Tremblay
Chef du Parti indépendantiste
www.parti-independantiste.org
Jeudi dernier, la Cour internationale de justice (CIJ) a statué que la Déclaration unilatérale d'indépendance (DUI) votée par le Parlement du Kosovo en février 2008 était conforme au droit international. Le Parti indépendantiste a toujours su qu'une Déclaration unilatérale d'indépendance votée à la majorité des voix de l'Assemblée nationale à la suite d'une élection générale était démocratique, légale et légitime en autant que l'indépendance nationale et cette DUI soient proposées clairement aux électeurs. Voilà donc que la CIJ donne raison au P.I. et renforce l'option claire, nette et précise qu'il propose depuis sa fondation le 3 février 2008.
Après les expériences référendaires de 1980 et 1995 où une majorité de la Nation québécoise a voté pour que le Québec devienne son Pays, mais où le vote monolithique des Canadians du Québec (Anglais et néo-citoyens canadians non intégrés à nous) a bloqué cette volonté majoritaire du peuple ayant le droit à l'autodétermination, il est temps de proposer l'indépendance nationale lors des prochaines élections générales et de procéder à la DUI une fois une majorité de députés indépendantistes élus à l'Assemblée nationale. Plus jamais nous ne devons exposer notre volonté d'autodétermination nationale clairement affirmée au veto des Canadians du Québec et aux manoeuvres antidémocratiques d'Ottawa lors d'un référendum (déluge d'argent, octroi de la citoyenneté canadian en mode accéléré, vote de Canadians n'étant pas domiciliés au Québec de façon permanente, etc.).
Notre Nation est antérieure et distincte de la nation canadian de par sa langue, sa culture et son identité nationales. Le Québec est son territoire national. Elle est née en 1608 avec la fondation de Québec par Champlain alors que la fédération canadian nous a été imposée en 1867 par l'adoption de la BNA Act après la Conquête britannique sanglante de 1760 et l'Annexion forcée de 1840 opérée par Durham à la suite de l'écrasement de la révolte des Patriotes. Quant à la Constitution canadian actuelle, Trudeau nous l'a imposée unilatéralement en 1982. Depuis, tous les Gouvernements québécois en ont contesté la légalité et la légitimité en refusant de la signer. Notre droit à l'autodétermination ne saurait être contrecarré par un ordre constitutionnel étranger ni par une loi votée par un Parlement étranger, comme la Loi C-20 (Loi sur la clarté référendaire), qui ne visent à terme que notre disparition en tant que Nation française en terre d'Amérique.
La CIJ confirme donc que rien n'empêche une nation consciente d'elle-même et voulant être responsable d'elle-même de déclarer unilatéralement son indépendance nationale, sans référendum préalable, par un vote de son Parlement, siège suprême de la démocratie. Le P.I. invite donc les Québécois voulant faire du Québec leur Pays à rallier ses rangs afin de proposer clairement l'indépendance nationale lors des prochaines élections générales québécoises avant que la Loi du nombre finisse par compromettre notre projet d'émancipation nationale sous le poids d'une immigration massive pilotée par Ottawa (appuyée honteusement par tous les partis provincialistes siégeant à l'Assemblée nationale) qui, à la faveur du multiculturalisme et du bilinguisme constitutionnalisés canadians, transforme les immigrants en assimilateurs des nôtres. Une fois une majorité de députés indépendantistes élus, l'Assemblée nationale procédera au vote de la Déclaration unilatérale d'indépendance.
Une fois l'indépendance proclamée, donc acquise, une Constitution québécoise sera adoptée et le Québec demandera aux pays du monde entier de le reconnaître en tant qu'État libre et indépendant. Nous ne pouvons demander aux autres de nous reconnaître en tant que Nation indépendante sans d'abord nous reconnaître nous-mêmes en procédant à la DUI. Les tristes protestations des fédéralistes et des politiciens d'Ottawa qui souhaitent nous voir encore une fois tomber dans leur piège référendaire n'y changeront rien, d'autant plus que leur Canada a reconnu le Kosovo indépendant. Notre Nation prendra sa liberté comme elle aurait toujours dû le faire. Elle déclarera son indépendance unilatéralement et prendra sa place dans le concert des nations libres de la Terre.
Éric Tremblay
Chef du Parti indépendantiste

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