Exécutif national et des circonscriptions

Quittons l’imploration pour la politique

Mercredi, 03 mars 2010

Dans sa « Lettre ouverte d’un militant indépendantiste aux 99 députés souverainistes du Québec : au front, salariés de l’indépendance ! », 20 février 2010, Georges Le Gal invite les députés du Parti québécois, du Bloc québécois et de Québec solidaire, à consacrer plus de leur temps à « relancer une nouvelle Révolution tranquille » et à « promouvoir l’indépendance ». L’invitation précise est la suivante : « Chacun d’entre vous et trois membres de votre personnel consacreraient désormais l’équivalent de deux jours/semaine à réaliser un plan menant le Québec à son indépendance. » Mais on se demande : quel plan ? et à quoi devraient-ils donc consacrer le reste de leur semaine ?!

À quoi ça rime en effet d’appeler — pour la cent millième fois d’ailleurs — à « promouvoir l’indépendance » ou à « réaliser un plan menant le Québec à son indépendance » quand ces expressions ne signifient rien de défini ? La lettre ouverte laisse de côté cette question préalable décisive sans se rendre compte que ça lui ôte tout sens assignable. La preuve, c’est que les « salariés de l’indépendance » qu’elle interpelle diront tous que c’est déjà ce qu’ils font, promouvoir l’indépendance ou suivre un plan pour y arriver, certains en le croyant, d’autres en sachant qu’ils mentent, peu importe. Même l’attentisme le plus crasse se présentera chez nos vacanciers du souverainisme comme une stratégie pour l’indépendance.

Quand va-t-on, dans le camp de l’indépendance, quitter enfin l’imploration sempiternelle pour la vraie politique ! Car un tel appel est une imploration pieuse, de la rêverie compensatoire, ce n’est pas de la politique.

Ça fait trente-cinq ans que le Parti québécois et le Bloc québécois à sa suite oublient d’être ce qu’ils devraient supposément être ! Trente-cinq ans qu’ils passent pour indépendantistes non parce qu’ils promeuvent l’indépendance, mais parce qu’ils l’oublient ! Ils n’ont jamais cessé de repousser l’action indépendantiste aux calendes grecques, croit-on qu’ils vont changer tout à coup parce qu’on les supplie d’y consacrer leurs lundis et mardis ?! D’ailleurs, à quoi devraient-ils donc consacrer le reste de leur semaine, d’après vous ? Je n’ai pas le goût, pour ma part, de faire rire de moi en proposant par exemple à Pascal Bérubé, député péquiste de ma circonscription, de consacrer deux jours par semaine à l’indépendance. Il va me dire qu’il y consacre déjà toute sa semaine, qu’il pense toujours en souverainiste et ainsi de suite !…

Promouvoir l’indépendance, on veut bien. On veut même beaucoup. Mais ça reste des paroles creuses, de la bouillie pour les chatons si ça ne veut pas dire une action organisée en vue de faire voter par l’Assemblée nationale la loi déclarant cette indépendance. Autrement dit, l’action d’un parti qui la proposera à cette assemblée souveraine et qui aura d’abord annoncé son programme aux citoyens dans les élections.

Lire la suite - Richard Gervais

15 février 1839 : hommage à un héros à hauteur d’homme

Dimanche, 14 février 2010

Chevalier de Lorimier aura joué un rôle majeur lors de la révolte des Patriotes de 1837-1838. Cette révolte est historiquement liée à une opposition aux dix résolutions sur le Bas-Canada qui furent présentées par le ministre de l’Intérieur, lord John Russell. Ces dernières faisaient suite aux griefs exposés dans les 92 Résolutions votées en 1834 par l’Assemblée du Bas-Canada. En adoptant les résolutions Russell, le Parlement de Londres refusait de rendre électif le Conseil législatif de la colonie et acceptait que soit modifiée la composition du Conseil exécutif sans consentir, pour autant, à obliger les conseillers à rendre compte de leurs actes et décisions à l’Assemblée. Les colonisateurs britanniques maintenaient donc le monopole de la British American Land Company sur le peuplement des Cantons-de-l’Est et autorisaient le gouverneur à puiser dans le Trésor public, sans le consentement de l’Assemblée, les montants nécessaires pour payer le salaire des employés de la fonction publique de cette époque.  

Le Parti patriote mena une campagne de protestation contre ces résolutions jusqu’à l’automne 1837. Faute d’avoir pu obtenir le respect et la justice, pour se faire entendre, ce parti ne put faire autrement que de soulever la population du Bas-Canada, car cette perte d’autonomie annonçait l’avènement d’un ordre nouveau et inacceptable. Si Chevalier de Lorimier fut un grand patriote, le docteur Jean-Olivier Chénier (1806-1837) joua un rôle majeur dans la révolte de Saint-Eustache où, comme de nombreux camarades de combat, il laissa sa vie en 1837.

Il ne faut pas oublier, non plus, ceux qui ont accompagné de Lorimer dans son combat pour l’indépendance et la liberté de notre peuple. Ceux qui furent exécutés le 15 février 1839 portaient les prénoms et noms de Charles Hindelang, Amable Daunais, Pierre-Rémi Narbonne et François Nicolas. En 1858, un monument fut érigé en l’honneur des Patriotes dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal. Il faudra attendre 1996, plus de cent ans après l’exécution de Chevalier de Lorimier, pour que ses lettres soient regroupées pour la première fois.

Lire la suite - Edmond de Nevers

Dans mon pays... (André Drouin - Hérouxville)

Dimanche, 07 février 2010

Texte publié avec l’approbation de M. André Drouin d’Hérouxville. Il est l’auteur du texte. 

«  Nous voulons qu’aucune religion ne puisse imposer quoique ce soit à qui que ce soit et en d'aucuns temps dans l’aréna de notre modèle du vivre ensemble. »

 « Tous obéissent à des lois communes, peu importe la religion de chacun »

Conséquemment

Au Québec les normes et lois suivantes s’appliquent peu importe votre religion:

Lire la suite - André Drouin d'Hérouxville -

Unilinguisme français et réduction de l’immigration

Mardi, 02 février 2010

Je crois que pour mobiliser le peuple, il faut avoir des idées claires. Souvent nous commettons l’erreur de croire qu’une idée plus radicale va faire fuir les gens et qu’il faut se tenir dans la guimauve ultra modérée pour espérer rassembler - ce n’est pas vrai. Les débuts du mouvement indépendantiste le démontrent : avant 1960, les nationalistes se contentaient de réclamer davantage d’autonomie pour le Québec et de quêter un peu de respect pour le français, des timbres bilingues par exemple. Et ces revendications, bien qu’ultra modérées n’ont cependant donné lieu à aucun rassemblement de masse, les campagnes pour les défendre ne levaient pas.

Puis le mouvement indépendantiste est apparu (en 1957 avec Raymond Barbeau) et son petit mouvement a recruté et l’idée n’a cessé de progresser pendant au moins vingt ans. De leur côté les campagnes en faveur des timbres bilingues et du bon parler français ont fait place à la revendication de l’unilinguisme français et donné lieu elles aussi à des luttes épiques auxquelles nous devons notre survie. Mieux encore, les deux luttes – l’indépendance et la langue – se sont renforcées mutuellement.

Mais depuis deux décennies le mouvement marque le pas et je crois que c’est en bonne partie faute d’avoir répondu à une crainte justifiée et viscérale de bien des Québécois : nous risquons de disparaître et ce danger résulte directement de l’immigration massive. Or les Québécois que cela inquiète constatent que les groupes nationalistes n’ont pas le courage d’aborder cette lutte de front. Ils se disent alors que tout espoir est perdu et ils restent chez eux.

Répondre à cela qu’il faut renforcer et d’abord appliquer la législation linguistique c’est répondre dans le vrai, mais seulement à moitié. Il est vrai que le laxisme linguistique favorise l’anglicisation des immigrants. Il est tout aussi vrai qu’avec des contingents de 55 000 immigrants par année nous serons rapidement submergés dans la région de Montréal. 55 000 immigrants par année, ça fait 550 000 en dix ans. Plus d’un demi million d’immigrants de plus que ceux qui sont déjà ici ! Une simple législation ne peut pas assimiler une telle masse d’un coup de baguette magique. La démographie garde ses droits. 

Lire la suite - Yves Ménard - Ancien candidat du P.I. dans Marie-Victorin

Drapeau du Québec - Symbole national

Mercredi, 20 janvier 2010

Le Parti indépendantiste se joint au peuple québécois, pour souligner le jour où le drapeau du Québec fut adopté, par son Assemblée nationale. Le 21 janvier, le Parti indépendantiste tient à rendre hommage à un symbole fort du peuple québécois. Le drapeau que nous avons représente, à la fois, notre héritage et notre modernité. Notre héritage, par sa forme et ses couleurs et notre modernité par le sentiment d’unité québécoise, d’identité et de liberté qu’il soulève à sa vue. Dans l’optique où le Parti indépendantiste a été formé, c’est-à-dire l’indépendance du Québec pleine et entière, c’est un devoir pour nous de rappeler que l’indépendance reste à réaliser. Le Fleurdelisé sera le drapeau officiel d’un État indépendant de langue française et de culture québécoise.

Gloire à notre symbole national!

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