



Dès le 23 juin au matin, le Parti indépendantiste conviait les journalistes à une conférence de presse où, en présence du chef Éric Tremblay, il faisait l’annonce de l’ajout de deux nouvelles circonscriptions électorales dans la région de Québec, soient celles de Montmorency et de Taschereau, lesquelles comptent deux candidats à l’investiture, M. Luc Duranleau et M. Claude Blais.
M. Tremblay a profité de l’événement pour dénoncer l’usurpation des fêtes du 400e de Québec par Ottawa et pour réaffirmer que le PQ était un parti fédéraliste qui n’aspirait qu’à gouverner une province bilingue dans un Canada anglais. Contrairement au PQ, le P.I. propose au peuple québécois de voter pour l’indépendance dans les élections. Un vote pour le Parti indépendantiste est un vote pour l’indépendance. Dès la prise du pouvoir à majorité de sièges, l’indépendance du Québec sera déclarée à l’Assemblée nationale. Ses propos ont été repris à la radio et à la télévision de Radio-Canada et dans le quotidien Le Soleil.

Tandis qu’à Québec les militants distribuaient le passeport Québec du parti sur les Plaines, ceux de Montréal et des environs se réunissaient au Parc Molson pour une gentille fête de quartier. M. Jean René Marcel Sauvé, qui était invité à livrer un hommage au drapeau, a su capter l’attention des gens en rappelant que les Québécois étaient des gens fiers et combattifs, que leurs défaites étaient des revers et qu’il y avait ici au Québec un drapeau de trop : « Je vous laisse deviner lequel! » a-t-il lancé sous les applaudissements nourris.
Le 24 juin, le Parti indépendantiste prenait place dans le traditionnel défilé. L’ancien Premier ministre Bernard Landry, médaillé pour avoir fait la promotion de la souveraineté sans la réaliser, dans un bref tête-à-tête, reprochait à Éric Tremblay de diriger un parti « non civilisé » parce que, disait-il, pour procéder à la déclaration d’indépendance, il fallait, comme pour un référendum, obtenir 50+1 des voix. M. Tremblay a saisi l’occasion pour rappeler à M. Landry que la méthode mise de l’avant par le P.I. était légitime, légale et démocratique et qu’elle avait le mérite de permettre au Québec d’accéder à son indépendance avant que les poules aient des dents et deviennent carnivores.

Si les politiciens se réjouissaient du caractère familial de la fête, le Parti indépendantiste aurait souhaité qu’elle ait plus de caractère! Il faudra faire l’indépendance pour s’autoriser à fêter autre chose qu’une nation dans LA NATION qui s’effiloche comme une vieille ceinture fléchée.